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Consultation du personnel

Nous lançons de temps en temps des consultations auprès du personnel, sur des textes préparés par des groupes de travail de U4U. Le but est de faire valider -  ou critiquer - nos orientations, avant de les traduire en actions.

Vos commentaires sont examinés par le groupe de travail et sont utilisés pour infléchir nos positions.

Les consultations en cours sont annoncées sur notre page principale (Hot links).

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  Déconfinement : procédures et risques

Réorganisation en cours des Agences exécutives : Que faire ?

Déconfinement : procédures et risques

Question posée par U4U

Chers collègues,

Suite à la réunion d’information de vendredi dernier avec les Ressources Humaines, il apparaît qu’à la Commission du moins, nous allons progressivement, par rotation, sortir du confinement, à partir du lundi 4 mai 2020, notamment à Bruxelles. Merci de nous tenir informés de ce qui se passe dans les autres services et institutions et dans les autres États membres où les situations différent.

Le retour à la normale ne se ferait pas d’un coup, chaque DG, service s’organiserait selon ses propres contraintes, en ne demandant qu’à seulement et au maximum 50% des effectifs d’être présents le même jour. Des règles plus précises seront édictées à la fin de cette semaine. Cette décision est susceptibles d’être remise en cause à tout moment s’il y a un rebond de l’épidémie.

Pour l’instant la mise en place de garderies et de crèches n’est pas prévue. De même les écoles européennes ne s’ouvriraient pas, du moins dans l’immédiat, si elles l'étaient, sauf pour la 6ème et 7èmes seulement (dernières classes). Une information plus complète sera disponible suite à la réunion pédagogique de ce jour au sein des écoles et à la prise de décision du Bureau central du Conseil supérieur des écoles européennes.

L’équipe de U4U n’organiserait son retour physique dans les locaux qu’à partir du 18 mai et selon une méthode à définir collectivement cette semaine. Elle reste joignable selon des modalités explicitées dans nos précédents messages.

Nous travaillons également à la parution d’un numéro de notre périodique le Link dans lequel nous publierons un dossier, « rubrique du confinement et de la sortie de celui-ci dans les institutions européennes ». Merci d’y contribuer avec des textes qui seront publiés anonymement. Ces textes devraient me parvenir le plus rapidement possible.

En vous souhaitant le meilleur à vous et à vos familles, Bien à vous

Georges Vlandas 20/04/2020

Réponses reçues

Dear Union colleagues,

Thank you for this information on the gradual return of staff to the office as of 4 May.

A gradual return of staff on rotation basis is a high risk undertaking. The danger of being infected by the virus in the office is in my view not the main issue. In the office with the necessary hygiëne measures and social distancing of 1,5 m, the spread of the virus can be kept to a minimum.

However many staff take public transport (train, bus, metro) to come to the office. If trains etc are full again (at present only at 10%), even at 50%, it will mean people are far too close and will not be able to apply social distancing and there will be a very high risk that passengers get infected and that the virus will spread again. Staff taking public transport will then spread the virus to other colleagues in the office. In no time many colleagues may get infected.

Rotation measures with max 50% staff in the office, without additional measures is short sighted and very dangerous.

In my view the following additional measures should be taken:

1) we will have to wait for the new measures taken by the Belgian government with regard to access to public transport to go back to work

2) rotation (with max 50% of staff in office) should be flexible: staff should be allowed to come in early or late in the morning to avoid full trains, busses and leave mid afternoon or early evening again to avoid rush hour and full public transport

3) The Commission should provide protective gear (mouth masks, glasses) to staff who need to rely on public transport to come to the office.

In my view this would be issues the unions should bring in when discussing the gradual return of staff to the office.

I hope this feedback is useful to you.

Un grand merci pour ces informations très utiles et pour le travail précieux effectué par U4U.

Ce message soulève plusieurs questions en relation avec le communiqué de la Première ministre belge du 15 avril 2020 (Coronavirus : prolongation jusqu’au 3 mai)

Ce communiqué indique notamment :

• Cette stratégie (de déconfinement) reposera sur plusieurs piliers, à savoir les distances de sécurité, le dépistage à grande échelle mais aussi le tracing, et le développement de nouvelles règles à appliquer dans le monde du travail.

• Il est clair que le port du masque – même dit de confort – jouera aussi un rôle important dans la stratégie de déconfinement

• Le télétravail devra, quant à lui, continuer à être privilégié pendant un certain temps encore.

Dès lors, mes questions sont les suivantes :

1. Pourquoi un retour dans les bureaux dès le 4 mai 2020 et la présence à Bruxelles de 10 à 15 000 agents de la Commission tous les jours alors que nous avons démontré notre capacité à travailler efficacement en télétravail ?

2. La Commission est-elle en mesure de fournir un nombre de masques suffisant tous les jours et des quantités nécessaires de gel hydroalcoolique ?

3. Enfin et surtout quid des personnes à risques de développer des complications en cas d’infection par le Covid-19 ?

Merci pour cette information sur le déconfinement qui me semble précipité de la part de l'Administration. Le gouvernment belge n'a pas encore donné de consignes claires pour l'après 3 mai, et notre admin se lance déjà à un déconfinement à partir du 4 mai! Quel prépotence!

En France, dont le confinement est en vigueur jusqu'au 11 mai, le gouvernment a précisé hier que le télétravail doit être la norme à partir du 11 mai, laissant ainsi la possibilité à ceux qu'on ne peut pas le faire, de réinitier leurs activités et de se déplacer en sécurité. Donc, nous, Commission européenne, dont le télétravail est facile, on va donner l'exemple contraire! Quid des familles avec des enfants en bas age dont les écoles n'ouvriront pas. On les amène au travail avec nous? Question additionnelle, a prévu l'administration de fournir des masques pour tous et désinfecter les locaux à chaque passage? Quid des tests, seront tous testés? Beaucoup des questions à répondre avant de décider quoi que ce soit?

Merci pour les informations.

Si je compare avec les infos nationales (BE, FR par ex) qui préconisent de faire sortir du confinement les métiers de première ligne, puis de deuxième et de garder le télétravail partout où il peut l’être…. Quid des Institutions européennes ?

Ne serait-il pas judicieux de profiter de la crise actuelle pour repenser le mode de fonctionnement de nos sociétés et leur avenir. A ce propos, j’ai envie de partager avec vous les IDEES d’un polytechnicien français enseignant à l’Ecole des Mines qui a une vision … REVOLUTIONNAIRE pour un meilleur futur : https://jancovici.com/

j’ai d’ailleurs eu l’occasion de découvrir cet homme lors d’une conférence à la CE organisée par un syndicat …..

Je pourrai écrire ici pendant des pages (comme beaucoup d’autres personnes certainement) mais je rejoins entièrement les opinions de ce visionnaire et je prie pour que vous preniez connaissance de ses idées …

La présidente von der Leyen est-elle informée, conseillée pour définir de nouvelles politiques vers un renouveau?

Comment aider à une transition planétaire intelligente ?

Voilà, on est surs maintenant que la situation ne va pas s’arranger tant qu’il n’y aura pas de vaccin, ce que l’on peut espérer en 2021 ou plus tard. Donc les contaminations vont continuer….c’est évident.

J’attire ton attention sur les délégations, et d’une manière générale sur les employés en situation vulnérable (+63 ans et déficiences diverses). Que va-t-il se passer pour eux ? je pense que le retour au bureau de ces collègues dits vulnérables les met en risque (cohabitation, transports etc.) . La seule solution raisonnable est de les laisser en teleworking permanent. Sinon le duty of care ne sera pas respecté. Qu’en penses-tu ? et est il raisonnable de laisser des collègues vulnérables dans des délégations ou il n’y a pas de système médical satisfaisant ?

Merci pour ce feedback.

Pour ma part j'habite assez loin, je n'ai pas de voiture et me rends au travail en train+metro. Je dois dire que je ne m'imagine pas reprendre le train, même avec masque et gants, dans les semaines qui viennent.

En espérant que la Commission sera raisonnable et prendra en compte la santé de son personnel dans ses décisions. Cordialement.

A Room of One’s Own, Réflexions sur la solitude du télétravailleur de fond

1929, Virginia Woolf publie un essai intitulé “A Room of One's Own” qui marquera toute la littérature féministe du 20e siècle. Comment une femme, au statut de mineure sociale et économique, peut-elle être écrire si elle ne dispose pas d’un espace propre minimal ? Une pièce à soi, image de la liberté d’esprit et de l’accès à la création intellectuelle et artistique auxquels laquelle la femme ne peut accéder qu’à l’issue d’un combat solitaire et périlleux dont on ne sait s’il est aujourd’hui gagné pleinement. Le droit de retrait des fonctions sociales prescrites (mère de famille, chef de cuisine, intendante domestique, etc.) est en ce début de vingtième siècle une revendication exorbitante qui vaudra d’ailleurs à V. Woolf les pires accusations et de multiples campagnes de dénigrement.

La question revient toutefois sur le devant de la scène pour les femmes, et tout particulièrement les mères de famille, dans la situation actuelle de confinement où se trouvent regroupés parents et enfants, générations habituellement séparées l’essentiel du temps par les occupations respectives (école, bureau,…). Une collègue à la veille du confinement diffuse le plan de son appartement et s’interroge : où vais-je m’installer pour télétravailler ? Le télétravail, solution pragmatique retenue pour préserver la santé individuelle et collective, pose de ce point de vue des défis considérables tant il est difficile de combiner travail et responsabilités familiales simultanément, sans l’habituelle segmentation sociale des temporalités. Difficile pour un petit enfant de comprendre que maman est bien là mais qu’elle n’est pas disponible car elle « télétravaille ».

L’alternative est de disposer d’un bureau personnel mais doutons que ce confort soit le cas le plus répandu. Ressurgit bien entendu la question de l’égalité dans le logement dont on sait qu’elle déterminera largement les statistiques définitives sur la contamination par le virus. Le témoignage des parents et mères serait précieux et une collègue juste avant le confinement disait en riant : je préfère être personnel critique à m’enfermer une semaine avec mari et enfants !! qu’en pense-t-elle aujourd’hui, après plusieurs semaines, je m’interroge. Sans parler de l’équipement du foyer en ordinateurs : combien de collègues disposent-ils/elles de plusieurs ordinateurs pour faire face aux besoins des enfants, du père, de la mère… ? il faudra là aussi, le temps venu, prendre la mesure des réalités.

Pour les privilégiés d’entre nous qui ne cohabitent plus, soit parce que les enfants sont grands, soit parce que le conjoint est absent, l’expérience du confinement sera tout de même mémorable. Le début aura été sans doute pour beaucoup une période chaotique qui a grevé les trésors de patience dont nous disposons. Il a fallu une bonne semaine pour que l’environnement informatique se stabilise, entre serveurs inaccessibles et surchargés via l’ordinateur professionnel, connexion privée impossible ou non autorisée, outils non disponibles et assistance informatique aux abonnés absents. Maintenir la continuité du service, en dehors des fonctions critiques, a tenu de la gageure et exigé des ressources insoupçonnées de créativité et de débrouille : appel à la famille, notamment les grands enfants, pour des solutions informatiques, partage de connexion internet quand les quotas étaient explosés, détours complexes par des « dropbox » ou autres dans le nuage afin d’échanger les fichiers lourds, conversion de fichiers par les non experts, etc.

A cela s’est ajouté l’expérimentation en phase de besoin aigu d’outils et de plateformes (Webex, Zoom, Team Meeting, Skype, etc.) dont il est apparu avec le temps que certains étaient autorisés, puis ne l’étaient plus, d’autres étaient recommandés mais pas vraiment. Rien vraiment de nature à se conforter dans l’improvisation et à réduire le stress lié à ces tests répétés et sans fil. Et là, nous nous sommes sentis bien dépourvus : la question de la rapatriation des données personnelles est devenue un Everest hostile à l’usage de ressources en ligne pour lesquelles il n’existe pas d’alternatives internes… opérationnelles. Et de nous étonner qu’une institution soit ainsi à la merci d’outils commerciaux dont les normes, règles et objectifs restent en dehors de son contrôle, alors même que l’Union européenne est la référence normative dans le domaine. Nous étions donc bien naïfs …

Formulons le vœu qu’à la lumière des réflexions sur l’autonomie stratégique, y compris sous l’angle du contrôle de l’usage des données, une politique robuste soit urgemment déployée pour assurer l’autonomie numérique, y compris des institutions européennes. L’Europe numérique doit commencer à la maison, avec des résultats concrets et rapides.

Que l’institution, les institutions, aient continué à déployer une activité législative et politique intense depuis la mi-mars est remarquable : la série continue des initiatives pour dégager des fonds en urgence et proposer des mesures de tous ordres (solidarité en matière sanitaire, soutien à l’assurance du chômage partiel, proposition de politique industrielle, révision du projet de Cadre financier pluriannuel, etc…) est impressionnante. Mais il n’en reste pas moins que le télétravailleur a pris conscience de sa solitude et de la vulnérabilité de son environnement professionnel … à distance. Un rattrapage sérieux serait bienvenu.

Bien sûr, nous avons maintenu un contact périodique avec les collègues, via des videoconférences précieuses mais épuisantes, qui sont l’ultime lien avec le monde professionnel. Souvent aussi, nous avons organisé des réunions en ligne hors travail, y compris avec des collègues, sur la base d’engagements associatifs communs. Pour prendre conscience que notre liberté est obérée et notre être social diminué. Car les réunions en ligne s’avèrent contraignantes tant elles imposent des protocoles : sur le temps de parole, la rotation des intervenants, l’impossibilité de monopoliser la parole, la difficulté de structurer les échanges pour atteindre des conclusions communes.

Tout cela, sur fond d’incertitude distillée au fil des nouvelles et des chiffres sur les morts, les contaminations, les maisons de repos et surtout, sur les conditions de sortie du confinement. Voilà qui nous requiert au quotidien et à échanger supputations, hypothèses et informations fragmentaires de part et d’autre. Nous sommes nombreux sans doute à avoir laissé derrière nous, dans le pays d’origine, de la famille, des vieux parents, des personnes âgées et fragiles, sans savoir quand il sera possible de leur rendre visite, et quand nous pourrons les considérer sortis de tout danger immédiat. Car, au-delà des visites qui permettront surtout de rétablir le lien affectif et à rassurer les isolés, le virus nous plonge tous et toutes dans une expérience angoissante de notre impuissance.

Je me demande si les télétravailleurs ont droit à une compensation financière pour la surcharge de frais que nous subissons depuis le confinement en lieu et place de l’employeur. Je me posais déjà la question avec deux jours de télétravail par semaine …

En effet, la Commission (et les institutions en général) font économie de chauffage, d’électricité, d’eau …. Vu que des dizaines de milliers de travailleurs ont déserté les bureaux …. Mais tous ces frais sont maintenant reportés directement sur les frais fixes des familles et donc sur portefeuilles de ces dizaines de milliers d’employés.

Dans mon cas, contractuelle groupe de fonction II, mon petit salaire en voit les conséquences ! Est-ce à l’agenda ?

Could the Commission not compensate colleagues ( especially lower-grade staff ) who have had to buy IT equipment ( e.g. big Screens, external keyboards, computer desk, ergonomic chair etc. ) & also contribute towards the cost of using one’s private Internet Connection to work, like what the European Parliament is doing?

Que faire lors de la sortie du confinement ?

Une fois que le déconfinement va commencer en Belgique, beaucoup de questions se posent pour le retour des collègues de la Commission au travail.

La première question qui se pose est de savoir comment notre institution va organiser le retour sur notre lieu de travail, dans plus de 70 bâtiments !

Sur le plan général, est ce que seuls les personnels « indispensables » seront requis d’aller au bureau, au moins une partie de la semaine ? Est-ce que cela couvrira plusieurs catégories de personnels ? Tout le personnel ? Qui pourra continuer à télétravailler ?

Une fois cet aspect tranché, que se passera-t-il pour le personnel qui a des enfants qui fréquentent une Ecole fermée, en particulier pour les petits enfants de moins de 12/13 ans. Est-ce que les collègues dans cette situation pourront recourir de droit au télétravail ?

Quelle sera la politique de la Commission vis-à-vis des personnels ayant des pathologies chroniques et/ou avérées ? de certains seniors, plus à risque?

Pour ceux qui vont venir travailler, notre employeur a un devoir de sollicitude. Par conséquent, le déconfinement ne peut se faire sans mettre en place les mesures suivantes :

1) Des tests de dépistage généralisés ;

2) Le port du masque FFP2 qui doit être fourni par l’employeur (puisqu’ils sont introuvables dans les pharmacies

3) La mise à disposition de gel à tous les étages des bâtiments

4) Les contrôles de température à l’entrée des bâtiments

5) La désinfection des bureaux et des salles de réunion

6) La réduction drastique des réunions

7) Le maintien de l’embargo sur les visiteurs externes

8) Le suivi des collègues malades

Est-ce que la Commission est prête avec une telle approche ? Est-ce qu’elle a pu acheter le matériel nécessaire ? Est-ce que le budget ont été dégagés et les appels d’offre lancés ? Est-ce que le Service Médical est prêt à soutenir le personnel pour tous ces aspects, avec les moyens nécessaires.

En tant que membre du personnel, mon sentiment est que notre institution n’est pas prête pour assurer tout cela et qu’elle ne pourra pas faire face, d’ici début mai- mi-mai.

J’ai l’impression que ces mesures ne seront pas garanties et que l’institution ne pourra pas nous le garantir avant longtemps.

Je suis très angoissé de retourner travailler car des gens sont morts de cette pandémie.

Ai-je un droit au télétravail ? Ai-je un droit de retrait si je ne me sens pas en sécurité, en raison de la carence de mon employeur ?

Telles sont les angoisses et mes préoccupations , car j’ai l’impression que ma vie pourrait être menacée par mon retour au travail dans un cadre qui ne serait pas sécurisé.

Les messages lénifiant envoyés par l’administration sur les reports de congé ou les congés et le discours rassurant qu’on nous a servis depuis un mois, ne m’ont pas rassuré !

Comme tous les collègues, j’attends des actes et des actes forts ! Pour l’instant, en tant que personnel, je ne vois rien venir !

I have to admit that, at the beginning, I didn't take it seriously this virus. I trusted the ones said it was like an strong flu, and it only affects to senior people with pre-conditions. So, when I was asked to stay at home, with my children not going to the school, it was like a new experience. Then, the media started to report on the figures, even though they are cold numbers, there is a tragedy behind each one. And then I got some close cases, hopefully not family ones but friends, and there were not cold numbers anymore.

I thought it would be very difficult to explain to my children why they cannot go to the school or to meet some friends but, surprisingly, they understood this was a battle against a common enemy and our role is to stop the dissemination. It is very difficult to stay at home with children and try to telework as if they were no present is an utopia. However, they bring also so much joy and fun that show you what is really important.

For me, this situation is a very exceptional case and it is very easy to find solution a posteriori but there are very valuable lessons learnt to be applied later on. Starting from the teleworking measures: who thinks we can just come back to the office as the day before the quarantine? Cannot apply now a better model of teleworking suitable for all? And also for the children: will we cancel all home schooling tools now? But also for the preventive measures: I don't want to live in a paranoid world where our temperature is tested twice per day, but disinfection is a common responsibility and we will be more cautious from now.

It took us several weeks to realize that we all share a responsibility and obligation in this fight and I think this reinforced our feeling of community.

We are looking forward to recover some of the social habits, starting from visiting relatives and having a coffee with colleagues. But we don't want to increase the risk of anyone else, so, now we are convinced this was a necessary measure to be applied.

Journal de campagne d’un interprète

Cela fait maintenant plusieurs semaines que les réunions ont repris au Parlement. Ce matin, je me rends donc au travail. En un temps record, pas de bouchons, pas de circulation, c’est vrai que seuls les travailleurs essentiels ont le droit de se déplacer. Ça fait plaisir de découvrir que je suis essentiel au fonctionnement de l’institution après toutes ces années où on m’a dit que je ne servais à rien. Parking quasiment vide, enfin je peux me garer sans avoir peur de rayer ma voiture. Je mets mon masque, ouvre la porte du garage avec la manche de ma veste, appuie sur les boutons de l’ascenseur avec la même manche, me désinfecte les mains avant de passer le portillon et me voilà dans le Saint des Saints.

J’évite les ascenseurs et prends différents escalators pour arriver à ma salle de réunion. Je m’équipe de lingettes désinfectantes pour nettoyer mon casque et ma console et de gants. Les cabines comme les salles sont en principe nettoyées entre chaque réunion, mais mieux vaut être prudent. Je dis bonjour à mon collègue dans la cabine voisine car pour respecter les distances de sécurité nous sommes tout seuls dans notre cabine.

Un modérateur ainsi que quelques députés et fonctionnaires dans la salle, à distance réglementaires les uns des autres, le reste des troupes connectés depuis chez eux grâce à une plateforme et une équipe technique dans la salle.

Après de longs tests, plus il y a de participants, plus ça dure, c’est parti.

« Hello, Mr X, we can hear you loud and clear »

Ah bon, cette voix qui ressemble à celle du robot de Star Wars est claire? on n’a visiblement pas tous la même définition de ce mot. Les interventions à distance s’enchaînent, voix métalliques, voix d’outre-tombe, grésillements, voix résonnant dans la salle des pas perdus, voix essayant de couvrir les bruits du chantier voisin, le son qui se coupe, le son qui se déforme, l’extraterrestre qui se mêle de la discussion.

« tomorrow there will be @#&, it is important that we @#& »€(!)-* .....agree?»

Intéressant, j’en fais quoi?

Les images qui se figent, se déforment, le décalage entre l’image et le son.

Et que dire du député qu’on entend mais qu’on ne voit pas parce qu’il a soi-disant un ordinateur bizarre, alors qu’en fait comme il s’en plaindra lui-même plus tard la plateforme ne tourne que sur Apple. Tiens, tiens!

Tout va y passer et pourtant le verdict est presque toujours le même, « we can hear you and see you perfectly. «

Comme d’habitude on fait de notre mieux, nous sommes en pleine pandémie, les circonstances sont exceptionnelles, on accepte de mettre entre parenthèses l’accord sur l’interprétation à distance, on joue aux Experts de la police scientifique en essayant de filtrer les bruits pour en extraire le discours, de reconstituer les phrases manquantes sans oublier de les traduire, et on en ressort lessivés.

Mais bon, le déconfinement s’amorce, bientôt ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Les députés n’ont qu’une seule envie, se retrouver physiquement, les gens qui passent leurs journées en téléconférence devant un écran veulent retrouver leurs collègues, car mine de rien c’est plus simple, moins artificiel et plus efficace.

Bientôt tout cela sera derrière nous et nous retrouverons une vie normale! Ah mais non, que nenni, que nenni!

La DG LINC et notre Secrétaire Général comptent bien tirer profit de la crise du Covid 19 pour faire passer leur projet favori, faire de la télé-interpretation une constante. Les interprètes seraient connectés depuis chez eux et interpréteraient des gens présents au Parlement ou connectés eux aussi de chez eux. C’est vrai que le système est parfait « we can see you and hear you perfectly », que la plateforme peut être utilisée sur tout type d’ordinateurs, qu’un signal faible suffit, que toutes ces plateformes sont hyper sécurisées, qu’il n’y a pas d’accord sur l’interprétation à distance, qu’interpréter en étant complètement déconnecté de la réalité de la salle, sans collègue pour nous noter les chiffres, souffler le mot qui ne vient pas facilite notre travail. Et d’après les mauvaises langues, pour être sûrs que les AIC ( interprètes free-lance) acceptent de travailler de cette manière-là, tous les contrats à long terme ont été annulés. On nous dit qu’il n’y a aucun lien entre les 2 choses, mais des indépendants qui ont vu fondre leur revenus comme neige au soleil sous l’effet de la crise, pourront-ils se permettre de faire la fine bouche quand on leur proposera des contrats de télé-interprétation?

Loin de moi l’idée de me comparer au personnel soignant ou aux employés dans l’alimentaire, mais alors qu’ils se font applaudir tous les soirs à 20h et qu’on nous remercie des efforts que nous faisons, une fois la crise passée, tout sera oublié et la dégradation des conditions de travail reprendra de plus belle.

Prenez soin de vous- stay safe.

La crise du Covid-19 remet aussi en cause le placement imposé par certaines DG avec la bénédiction de l'OIB des open spaces et en général d'espaces de travail de plus en plus réduit afin de procéder à des économies.

La Commission va-t-elle en tenir compte et adapter ses mesures qui contribuent à mettre en danger la vie de son Personnel ?

J'ose croire que l'administration ne va pas rater le retour au bureau pour celles et ceux qui seraient d'accord de revenir petit ` petit après le 25 mai. Mes trois enfants ne sont ni en sixième primaire ni en sixième secondaire dans les écoles belges. La plus jeune retournera à l'école si tout va bien début septembre, les deux autres le 8 juin dans l'état actuel du calendrier de la communauté française. Pas de stage en été ou alors organisés dans des conditions qui ne sont pas encore définies, donc n'y pensons plus. Je serai en congé parental le mois d'août. Nous espérons prendre quelques jours de congé hors notre commune très verte pourtant, sans garantie. Pour moi donc et je ne serai pas la seule, retour physique au plus tôt en septembre. On a le temps, malheureusement si on est un peu lucide, d'assister à un rebond de la pandémie et à un retour au confinement, donc à un retour encore plus reporté au bureau à Bruxelles. On va ainsi passer des masques en tissu à des masques tricotés maison plus chauds pour les journées qui vont aussi rafraîchir. Je plaisante un peu, à peine. L'humour est pour moi une arme très utile pour échapper à la morosité ambiante. Sans oublier d'être réaliste, lucide et optimiste

Bonjour,on parle facilement du travail au bureau, mais beaucoup moins des personnes qui travail avec des enfants en bas âges.
Comment voulez-vous qu'on puisse faire une distanciation avec des enfants, qui viennent vers vous pour un câlin, ou pour le mouchez le nez,changer la couche....
Comment faire pour les personnes à risque ? (les maladies chroniques et vulnérable...)
Est ce que l'employeur peux nous crée des problèmes, si vous arrivez en retard car le métro est bondé et qu'on décide pour sa sécurité de prendre le suivant métro?

I have been doing greatly during this confinement phase. My quality of life has improved: I practise Pilates 30 minute a day, I walk a lot in my neighbourhood, I prepare and eat fresh and healthy food. I reconciled with my family. I am no longer stressed.

I think that teleworking should become one standard working pattern that staff could use regularly. Then, of course, when the need be, you can always go to the office to participate in meeting or other events.

This would be not only a big improvement of the quality of life but also a big, though simple, contribution to reducing our environmental footprint and try to make our planet a better place for ourselves and the future generations.

And I think it may make also some money savings. The Commission could dismiss some buildings thanks to the fact that some (and who knows, maybe most of) staff do teleworking on a regular basis.

Of course, as there are colleagues who don't like to work from home, they could go back to the office once the conditions will be safe. But let's offer the choice to all staff. Otherwise, what's for all the technology that has been developed and is still being developed? Let's become a smart organisation!

In these trying times it is not only returning to work or business as usual issues, but also how we continue to work.

In this aspect and on your side: are you planning to push more for the ability to work remotely beyond your place of work (this is 2020, we are a pan-european institution, the rule that says we need to telework e.g. in Brussels because we are based in Brussels is (to say the least) outdated.

Working remotely is not the future, it is already the present. Will we see you actively campaigning to improve the conditions?

Pour les personnes vulnerables, le teletravail devrait etre la base tant qu’un vaccin n’a pas été trouve. Je note que pour les GAFAM, le teletravail est prevu pour tous jusqu’en 2021. La question est de savoir quelles sont les conditions a remplir pour etre considere comme vulnerable. Au fur et a mesure, on s’apercoit que le COVID 19 est beaucoup plus large dans son impact que prevu au depart, donc les conditions initiales devraient etre revues pour inclure toutes les personnes qui ont un probleme d’immunite, déjà eu des accidents impactant le cerveau, etc...

Les femmes sont a la double peine en particulier les femmes seules. Sans creche et sans ecole, le teletravail n’est tout simplement pas possible. RH le sait tres bien, mais il va falloir lever le voile sur l’hypocrisie ambiante a un moment ou a un autre. Une fonctionnaire norvegienne m’a dit qu’on lui a alloue un ½ temps pour qu’elle puisse s’occuper de son fils de 12 ans (ecole, etc.). Et je vois qu’en Belgique, une disposition de conge parental ‘coronavirus’ est possible sur une base de temps partiel. D’autre part, un rattrapage scolaire devrait etre organise avant la rentree (au moins 15 jours, sinon plus).

 

Réorganisation en cours des Agences exécutives : Que faire ?

Voir pour mémoire un premier texte sur les Agence exécutives

Le vaste mouvement des réorganisations des agences d’exécution, lié à l’adoption du nouveau programme de recherche Horizon Europe, pose plusieurs défis : suppression d’une agence, création d’une autre, transferts des compétences et des services entre les agences, déplacement de fonctionnaires et autres agents de la Commission vers les agences. Un autre aspect touche à la méthode choisie par l’administration pour mener à bien cette restructuration : quelle place pour le dialogue social, comment associer et consulter le personnel ?.

Nous sommes actuellement confrontés, dans un contexte difficile de crise épidémique et de vifs débats sur le financement futur de l’Union, à une attitude de l’administration qui consiste au mieux à une information / explication après coup. Le risque est de voir une représentation du personnel se cantonner à une seule attitude de protestation et demande de maintien du statu quo, qui montre vite ses limites, sans être en mesure d’être aussi une force de propositions.

L’Administration semble pour le moment concevoir des réelles difficultés à fournir à la représentation du personnel les informations nécessaires permettant une participation plus active de celle-ci au dialogue social. De même, elle ne l’associe pas en amont de la prise des décisions, ce qui permettrait d’intégrer dans la formulation de ses propositions les propositions du personnel et rendre par la suite le dialogue social plus constructif et consensuel. La même attitude frileuse concerne le personnel qui n’est consulté, en amont, ni par l’administration, comme si son expérience et sa compétence ne pouvaient pas nourrir l’élaboration des politiques, ni très souvent et de manière systématique par le syndicat eux-mêmes.

Cela dit, nous devons en sortir et tenter d’élaborer, avec le personnel, les comités du personnel voire les autres syndicats, un corpus revendicatif à promouvoir.

Dans cette perspective, voici pour le débat quelques propositions pour, tout d’abord, intéresser et - si nécessaire - mobiliser le personnel, et, d’autre part, rendre crédible notre demande de dialogue social.

Il est ainsi proposé pour l’instant les dix pistes suivantes :

  1. S’agissant de l’agence exécutive CHAFEA, située à Luxembourg, si la bataille pour le maintien sur place échoue, on peut considérer que l’action doit se concentrer essentiellement sur la sauvegarde des emplois pour les personnels concernés et l’obtention des délais suffisants pour assurer une mobilité correcte du personnel. Cette approche peut être soutenue par un nombre significatif des acteurs.

  2. S’agissant de l’attractivité du site de Luxembourg qui est très important pour les collègues de Luxembourg (départ de la CHAFEA et arrivée de l’EPPO) on doit rappeler que la création de l’Office du Procureur européen compense les départs d’agents lié à la restructuration des agences recherche et au départ de la CHAFEA. On peut noter que les emplois créés au sein de ce nouvel organe de l’UE sont essentiellement des postes de fonctionnaires et d’agents temporaires de niveau assez élevé. Cela garantit une bonne représentativité de la fonction publique européenne sur site de Luxembourg. Toutefois, la question du pourvoi de ces emplois demeure, en raison notamment du coût du logement au Luxembourg. On rappellera les conclusions de l’étude HR sur les loyers à Luxembourg et dans la région Trier-Arlon-Thionville, sensiblement plus élevés. Nous soutenons la revendication d’une allocation logement pour les collègues affectés au site de Luxembourg qui habitent à Luxembourg et dans la région Trier-Arlon-Thionville, dans ce nouveau contexte.

  3. S’agissant des mouvements inter agences, on doit demander la création de chambres d’écoute, pour assurer le monitoring des mobilités qui découlent de la restructuration des agences recherche et prendre si nécessaire des mesures correctives.

  4. S’agissant des mouvements du personnel de la Commission (fonctionnaires et autres agents) vers les agences, comment rendre possible, lorsque c’est nécessaire, à l’instar de ce qui avait accepté lors de la création du SEAE, un retour vers les services d’origine, lorsque le besoin se fait sentir. La mobilité vers les agences devrait se faire de manière volontaire. Il s’agit essentiellement de personnel destiné à l’encadrement de ces agences qui est détaché dans l’intérêt du service et peut revenir dans sa DG d’origine. Ainsi, un fonctionnaire ne peut, selon la règle statutaire, être envoyé dans une agence, contre son gré. Toutefois, il est arrivé, par le passé, que des collègues soient forcés à faire ce choix. Il importe donc d’assurer un monitoring des cas particuliers.

  5. S’agissant des carrières du personnel contractuel, il semble essentiel de garantir le maintien des avantages acquis, suite aux mobilités aussi bien de la Commission vers les agences exécutives qu’entre les agences elles-mêmes.

  6. Par ailleurs, pour tout le personnel contractuel, il paraît utile d’étudier la possibilité d’une clause permettant la possibilité d’une mutation d’une durée limitée ver les services de la Commission, selon des modalités à déterminer. U4U propose une telle possibilité pendant quatre ans dans les services de la Commission (comme pour le personnel des délégations). Le but de telles opérations est d’une part de favoriser l’échange des savoirs et des pratiques au sein des collectifs de travail et d’autre part de valoriser le déroulement des carrières des collègues.

  7. De même, il sera nécessaire de favoriser l’instauration des mécanismes de mobilité inter agences stables et permanents. La création d’une filière, permettant le passage régulier des positions d’agent contractuel vers des positions d’agents temporaires, est à promouvoir, afin de valoriser les compétences, rendre attractives les carrières, réduire le « turn over ».

  8. S’agissant de la création de services de support inter agences (service informatique, ressources humaines, formation, médiateur etc.), propre aux agences, doit-on au contraire privilégier la piste des « level services agreement » entre les agences exécutives et la Commission, afin à la fois d’éviter les doublons et de mieux intégrer les agences dans le giron de la Commission.

  9. Au niveau budgétaire, nous revendiquons une discussion sur le cost benefit analysis (CBA) de la DG BUDG qui est la base de cette réorganisation. En quoi cette restructuration dégage des bénéfices ? Comment préserver les compétences de la Commission et la supervision de celle-ci sur ces organes ?

  10. S’agissant la représentation du personnel, on doit promouvoir l’intégration organique des Représentants du comité central du personnel des agences au sein du Comité central de la Commission.

 

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Agences exécutives

 

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