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Up European Parliament CESE / CdR EUROCONTROL OEB

Personne de contact : Carmen ORTEGA MONTERO 

Contact us at : U4U@europarl.europa.eu 

 

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Indemnité compensatoire à Luxembourg

Formation linguistique des agents de sécurité

Nominations dans les organes et comités du Comité du Personnel

Télétravail : les propositions inadmissibles de l’administration

Le sort préoccupant des interprètes free-lance de conférences

Pandémie Covid-19

Elus de U4U au Comité du personnel 2020-23

 

Conclusions après l'intervention de Madame la Directrice Générale lors de la plénière sur les conditions de travail des agents de sécurité

Situation des collègues délaissés au Schuman, bâtiment du PE à Luxembourg Situation of the colleagues left behind in the Schuman building of the EP in Luxembourg

Mise en place du Centre de Vaccination du PE à Bruxelles Setting up of the EP Vaccination Center in Brussels

PE : Indemnité compensatoire pour les agents postés au Luxembourg, « adaptation » du minimum luxembourgeois

À Luxembourg, le salaire de base des agents contractuels GFI et GFII est inférieur au salaire minimum luxembourgeois (de 25%, pardon du peu). Un salaire minimum, c’est ce que les autorités publiques considèrent indispensable pour vivre dignement dans un pays donné en fonction du niveau de vie de ce pays. En deçà de ce minimum, en général, on est considéré pauvre.

La grille salariale et les règles du statut étant ce qu’elles sont, augmenter la rémunération pour le personnel concerné est impossible, sans rouvrir le statut. Il fallait donc trouver une solution créative pour sortir nos collègues de la pauvreté, et accessoirement d’une forme d’illégalité puisqu’il n’est pas possible dans un EM doté d’un salaire minimum légal de proposer moins à conditions de travail égales.

Le Parlement a donc décidé de compenser la différence entre le salaire mensuel fixé au statut et le salaire minimum luxembourgeois (p.e : GFI – échelon 1 : statut 2.074,90€ - salaire minimum luxembourgeois –2.507,70€, soit 432,80€ compensés par le Parlement). Il soumet au Comité du personnel sa décision d’octroyer une indemnité compensatoire au collègues de Luxembourg, décision soumise à l’avis du Comité du personnel le 23 novembre dernier. Jusque-là, tout va bien.

Analysons cette décision. Le bât blesse à la première promotion/échelon. Si le salaire mensuel augmente de cette progression de carrière, la prime compensatoire versée par l’administration diminue pour maintenir la rémunération au minimum luxembourgeois. Autrement dit, à l’inverse de l’effet produit pour le reste du personnel quand il bénéficie d’un échelon ou d’une promotion, les agents contractuels GFI et GFII ne profitent pas de leur progression de carrière : leur pouvoir d’achat reste identique tout le temps que dure l’absorption par les promotions/échelons de la compensation. Imaginez si on vous faisait cela ? ne pas jouir de l’effet financier de la promotion/échelon. Des années à flirter avec le minimum décent. Ni très motivant, ni juste.

L’indemnité compensatoire est évidemment bienvenue, mais ce n’est pas une fleur faite au personnel. C’est une correction d’une situation intenable pour les grades GFI et GFII. Sa conception pose toutefois problème en cela qu’elle ne répare qu’à moitié le préjudice subi. En corrigeant une situation illégale, elle introduit une injustice.

Lors de la dernière plénière du Comité, U4U a donc introduit un amendement à cette décision qui demandait que le salaire minimum luxembourgeois de référence soit augmenté en proportion de l’augmentation du salaire statutaire, de façon pour les agents à bénéficier de l’impact sur leur pouvoir d’achat des échelons/promotions. Texte de l’amendement : « l’Indemnité devra être augmentée automatiquement selon le barème minimum légal luxembourgeois en vigueur pour un travailleur qualifié ou augmenté selon l’index annuel qui s’applique à la grille salariale du personnel statutaire, si le salaire minimal luxembourgeois est inférieur au salaire adapté de la grille des salaires du personnel de l’UE. »

Ceci a pour but de garantir une augmentation, car si le Luxembourg venait à ne pas augmenter son salaire minimum pour un ouvrier qualifié, le personnel du Parlement concerné par ce statut ne serait pas augmenté pendant des années. Car l’adaptation salariale, les échelons ou la promotion obtenue pendant ce temps ne serviraient qu’à résorber la différence entre le salaire du statut et le minimum luxembourgeois, réduisant d’autant la compensation versée par le Parlement.

Malheureusement cette proposition, et nous le déplorons, a été rejetée à 14 voix pour et 15 contre.

C’est la raison pour laquelle U4U invite l’administration du Parlement à considérer la création d’un Office pour intégrer le personnel contractuel des métiers de la sécurité, mais aussi des bâtiments, de la logistique, les chauffeurs ou la publication/reprographie, par exemple. Le Statut autorise les offices à recruter des agents contractuels à durée indéterminée en GFII (et non en GFI). Ceci constituerait un saut qualitatif pour nos collègues, permettant une progression de carrière indéniable, les règles du Statut pour les Offices étant plus avantageuses pour le salaire et la carrière de nos collègues de ces grades.

14/01/2021

EP: Compensatory allowance for staff posted in Luxembourg, "adaptation" of the Luxembourg minimum

In Luxembourg, the basic salary of contract agents GFI and GFII is lower than the Luxembourg minimum wage (by 25%, no less!). A minimum wage is what the public authorities consider indispensable to live with dignity in a given country according to that country's standard of living. Below this minimum, one is considered poor.

The salaries’ grid and the rules of the Staff Regulations being what they are, it is impossible to increase the salaries of the staff concerned without reopening the Staff Regulations. So a creative solution had to be found to lift our colleagues out of poverty, and eventually out of a form of illegality, since in a MS with a legal minimum wage, it is not possible to offer less for equal working conditions.

Thus, the European Parliament (EP) decided to compensate the difference between the monthly salary set in the Staff Regulations and the Luxembourg’s minimum wage (e.g. GFI - step 1: Staff Regulations €2,074.90 - Luxembourg minimum wage €2,507.70, that is €432.80 compensated by the European Parliament). On the 23 November 2020, the EP submitted to the Staff Committee its decision to grant a compensatory allowance to colleagues based in Luxembourg in order to have their opinion. So far, so good.

Let us analyse this decision. The problem comes with the first promotion/step upgrade. If the monthly salary increases as a result of a promotion or career progression, the compensatory allowance paid by the EP administration is reduced to keep the remuneration at the Luxembourg minimum wage level. In other words, contrary to the effect produced for the rest of the staff when they benefit from an upgrade in step or a promotion, GFI and GFII contract agents do not benefit from their career progression: their purchasing power remains the same for as long as the compensation is absorbed by the promotions/step upgrades. Imagine if someone did that to you? To not obtain any benefit from the financial effect of a promotion or a step upgrade. This means years of flirting with the decent minimum wage. And it’s neither very motivating nor fair.

Compensation is obviously welcome, but it is not a favour done to the staff. It is a correction of an untenable situation for the GFI and GFII grades’ colleagues. And its creation is problematic for it only solves half of the disadvantage caused. By correcting an illegal situation, it introduces an injustice.

Thus, U4U introduced an amendment to this decision during the last plenary session of the Staff Committee, which requested the Luxembourg minimum wage to be increased proportionally to the increase in the statutory salary. So that staff could benefit from the impact of the step upgrades/promotions on their purchasing power. The text of the amendment: «The Allowance shall be increased automatically according to the Luxembourg legal minimum scale in force for a qualified worker or increased according to the annual index which applies to the statutory staff salaries’ grid, if the Luxembourg minimum wage is lower than the adapted salary of the EU staff salaries’ grid.»

The aim of the amendment is to ensure an increase, because if Luxembourg were not to increase its minimum wage for a qualified worker, the staff of the European Parliament concerned by this statute would not be increased for years. For the salary adjustment, steps or promotion obtained during this period would only serve to absorb the difference between the salary set in Staff Regulations and the Luxembourg minimum wage, thereby reducing the compensation paid by the European Parliament.

Most unfortunately, and we deeply deplore it, this proposal was rejected by 14 votes in favour and 15 votes against.

This is why U4U invites the administration of the European Parliament to consider the creation of an Office to integrate contract staff in security agents’ posts, but also in infrastructure, logistics, drivers or publication/reprography posts, for instance. The Staff Regulations allow the Offices to recruit contract staff on permanent contracts’ basis in GFIIs (and not in GFIs). This would constitute a qualitative leap for our colleagues, allowing an undeniable career progression, as the Staff Regulations rules for the Offices are more advantageous for the salary and career of our colleagues in these grades.

 

Décision « Apprentissage » : formation linguistique des agents de sécurité au PE

Siégeant en plénière le 23 novembre dernier, le Comité du personnel devait donner son avis sur une décision de l’administration relative à la formation des agents de sécurité (apprentissage). Nos élus avaient analysé avec soin le texte et faisaient des propositions. U4U a notamment proposé un amendement relatif à la formation linguistique des agents de sécurité, essentiel à nos yeux.

Actuellement, les agents de sécurité sont autorisés à se former dans une des langues du Parlement européen (FR, EN). Mais cette formation est limitée au niveau 4. Or la formation comporte 6 niveaux, à l’issue desquels la formation considère l’apprenti capable de se mouvoir avec assez d’aisance dans une langue étrangère. Il manque donc 2 niveaux aux agents pour se sentir à l’aise avec des connaissances suffisantes pour s’exprimer dans un environnement multiculturel. U4U a demandé que les agents puissent boucler le cycle de formation et bénéficier des niveaux 5 et 6.

Maîtriser suffisamment une langue administrative facilite l’insertion dans le collectif de travail qui choisit une langue véhiculaire pour communiquer, favorise le développement personnel et le déroulé d’une carrière et permet d’offrir aux visiteurs, reçus d’abord par les agents avant même de pouvoir circuler dans nos enceintes, un accueil de qualité. Mais c’est aussi garantir de maîtriser suffisamment du vocabulaire lié à la sécurité dans plusieurs langues en cas d’incidents. Imaginons une évacuation, par exemple, et une panique. Mieux vaut savoir répondre, orienter, rassurer publics et collègues en désarroi.

Cet amendement a été refusé par la majorité (15 voix contre – 14 voix pour) au motif que la décision portait sur l’ensemble des formations données et pas exclusivement sur les formations linguistiques. Le dialogue social n’exclut pas l’initiative. Le Comité du personnel n’a pas à s’en tenir aux seules limites fixées par le texte soumis s’il estime qu’un champ de la décision pose problème. Une mention spécifique aurait pu être formulée auprès de l’administration pour qu’elle revoie cette disposition particulière relative aux formations linguistiques des agents de sécurité: occasion manquée.

14/01/2021

"Apprenticeship" Decision: language training for security guards at the EP

Sitting in plenary on 23 November 2020, the Staff Committee was to give its opinion on a decision taken by the administration on the training of the security guards (apprenticeship). Our elected representatives had carefully analysed the text and made proposals. In particular, U4U proposed an amendment concerning language courses for security agents, which we consider essential.

Security guards are currently allowed to be trained in one of the working languages of the European Parliament (FR, EN). These trainings are limited to level 4. However, there are 6 levels, at the end of which the trainers consider the apprentice able to express her/himself with sufficient ease in a foreign language. There are therefore 2 crucial levels missing in the security agents language courses training that prevent them from feeling at ease and from having enough knowledge to express themselves properly in a multicultural environment. U4U asked the agents to be able to complete the training cycle and to benefit from levels 5 and 6 training courses.

Having a sufficient command of an administrative language facilitates the integration into a working group which chooses a vehicular language to communicate, encouraging personal and career development. It makes possible to offer EP visitors -who are first received by security staff before they can even circulate within our premises- a high quality welcome. And it also ensures that security guards master the safety-related vocabulary in several languages in the event of incidents. Imagine an evacuation, for instance, or a panic situation. It is better to know how to answer, guide and reassure the public and colleagues in distress.

This amendment was rejected by the majority (15 votes against - 14 votes in favour) on the grounds that the decision was related to all types of training offered to security agents and not exclusively to language courses. To us, social dialogue does not exclude to take the initiative. The Staff Committee does not have to stick to the limits set by the text submitted if it considers that there is a problem with one area of the decision. A specific reference could have been made to the administration to review this particular provision on language training for security guards: an opportunity that has been missed.

 

Nominations dans les organes et comités du Comité du Personnel

Parlement européen : Comité du personnel – désignation des mandatés du personnel dans les comités et délégations
 – une certaine idée de la démocratie en échec

Différents comités rythment les travaux de la représentation du personnel, pour la défense de ses intérêts.

Un nouveau Comité du personnel est en place depuis septembre dernier et il doit nommer ses mandatés dans ces comités. 133 places de titulaires et suppléants doivent être attribuées. Le règlement intérieur du Comité prévoit que les sièges vont, de préférence, à ceux qui se sont présentés aux élections du personnel et qui ont été élus. On pourrait d’ailleurs espérer que les désignations tiennent compte du poids électoral de chaque liste et que la répartition des sièges reflète le choix de l’électeur.

D’ailleurs, avant la séance de désignation, U4U avait proposé au Comité du personnel de respecter deux principes de la vie démocratique, appliqués au Parlement européen par ailleurs dans ses propres commissions : la proportionnalité dans les désignations au regard de la représentation électorale de chaque liste, d’une part, et l’application de la méthode d’Hondt pour l’ordre des nominations dans les comités, d’autre part, méthode qui permet une répartition équitable. Nous pensions alors que la majorité se saisirait de cette opportunité pour rompre avec des pratiques qu’elle avait décriées pendant la campagne électorale, promettant d’œuvrer pour tout le personnel et pas pour des chapelles.

La majorité a, pour l’instant, refusé notre proposition. Le résultat final des votes ne respecte en rien les voix des électeurs (voir tableau joint). Les attributions sont allées massivement à l’alliance des 16 élus à laquelle les suffrages des électeurs n’avaient pas donné un tel poids.

Les élus de la minorité qui s’étaient proposés pour des désignations et responsabilités dans les comités ont été écartés, alors même que leurs scores personnels aux élections figuraient largement en tête.

La majorité actuelle du Comité du personnel se caractérise par une alliance d’élus (16 contre 13 à la « minorité »). Au cours de l’exercice de désignations, elle s’est attribué un très grand nombre des comités et des postes de titulaires, laissant peu de comités et de sièges aux élus de la minorité. Par ailleurs, cette alliance a attribué une soixantaine de sièges à des non élus issus de ses rangs alors que des élus de la minorité se proposaient en dépit du règlement intérieur qui donne la préférence aux élus. À 16 contre 13, quoique vote la minorité, la majorité mène la danse, surtout quand elle privilégie un mode de scrutin imposé en 24 heures et aux modalités peu explicites.

Si nous voulons que la représentation du personnel s’améliore, il faut que ses pratiques s’améliorent. Elle doit définir et formaliser des procédures transparentes promouvant une correcte représentation des sensibilités de l’électorat et une attribution équitable et juste des mandats.

Ceci est un préalable à la confiance du personnel dans sa représentation qui ne saurait se contenter de vaines paroles. La majorité actuelle est en train de rater une occasion d’améliorer le fonctionnement du comité du personnel et de montrer sa maturité et son respect des valeurs démocratiques qui doivent gouverner nos Institutions.

U4U en appelle de nouveau à la majorité: il n’est pas trop tard pour corriger le tir, rééquilibrer la distribution des mandats et revenir à des attitudes qui favorisent les coopérations et l’unité d’action du Comité du personnel pour le plus grand bénéfice du personnel.

Au vu des blocages la présidence de U4U a fait récemment une proposition à l’ensemble des syndicats pour créer les conditions d’une mise en place un fonctionnement coopératif et démocratique du Comité du personnel.

02/12/2020

Appointments to the bodies and committees of the Personnel Committee

European Parliament: Staff Committee - appointment of staff representatives to committees and delegations - a certain idea of democracy in failure

Different committees punctuate the work of the staff representation, to defend its interests.

A new Personnel Committee has been in place since last September and it must appoint its members to these committees. 133 seats of titular and substitute members are to be allocated. The Committee's rules of procedure stipulate that the seats go preferably to those who stood for election by the staff and were elected. It is to be hoped that the nominations will take into account the electoral weight of each list and that the distribution of seats will reflect the voter's choice.

Moreover, before the nomination session, U4U had proposed to the Staff Committee to respect two principles of democratic life, applied in the European Parliament also in its own committees: proportionality in the nominations with regard to the electoral representation of each list, on the one hand, and the application of the Hondt method for the order of nominations in the committees, on the other hand, a method that allows an equitable distribution. We thought then that the majority would take this opportunity to break with practices they had decried during the election campaign, promising to work for all the staff and not for chapels.

For the moment, the majority has rejected our proposal. The final result of the votes does not respect the votes of the voters (see attached table). The attributions went overwhelmingly to the alliance of the 16 elected members to whom the voters' votes had not given such weight.

Minority elected officials who had run for committee appointments and responsibilities were dropped, even though their personal electoral scores were well ahead of the others.

The current majority of the Staff Committee is characterized by an alliance of elected officials (16 versus 13 in the "minority"). During the nomination exercise, it has allocated a very large number of committees and positions to itself, leaving few committees and seats for elected representatives from the minority. In addition, the alliance allocated about 60 seats to non-elected members of its ranks, while elected minority members ran for election despite the rules of procedure, which give preference to elected members. Although the minority voted 16 to 13, the majority led the way, especially when it favoured a 24-hour voting system that was imposed in a way that was not very explicit.

If staff representation is to improve, its practices must improve. It must define and formalize transparent procedures that promote a proper representation of the sensibilities of the electorate and a fair and just allocation of mandates.

This is a prerequisite for staff confidence in their representation, which cannot be satisfied with empty words. The current majority is missing an opportunity to improve the functioning of the Staff Committee and to show its maturity and respect for the democratic values that must govern our Institutions.

U4U once again appeals to the majority: it is not too late to correct the situation, to rebalance the distribution of mandates and to return to attitudes that favour cooperation and unity of action of the Staff Committee for the greatest benefit of the staff.

In view of the blockages, the U4U presidency recently made a proposal to all the unions to create the conditions for a cooperative and democratic functioning of the Staff Committee.

Désignation des titulaires et suppléants dans les comités et délégations : une occasion ratée  Nov 2020

 

Staff Committee

The Staff Committee elections took place last February.

Since then, COVID has passed through, and elections have taken place to allocate the presidency. Since September, a new Committee has been in place. The current Presidency has a short majority (15 against 14). This does not necessarily add to an easy exercise for the next legislature. The Presidency therefore needs to put in place procedures to strengthen the capacity of the new Committee to act and function by enabling all its elected members, whether or not they belong to the majority, to express themselves and work in the interests of all staff.

On November 10, the Committee had to appoint its delegates to the various joint committees (promotion committee, for equality and diversity, against harassment) and elect its delegations: 188 seats will be allocated by vote.

The first task of this Presidency would be to take a strong act: respect the vote of the electorate and respect the minority. All lists should have a number of seats on the committees corresponding to their respective electoral weight. It will be necessary to find a method that allows for a fair distribution of mandates among all lists, also to avoid allocating the most important seats and committees only to representatives of the majority, thus depriving the other lists of fair representation.

Indeed, the European Parliament applies these two principles: proportionality and ‘fair’ representativeness for its constitution and for the composition of its committees.

U4U proposed to the new Staff Committee to ensure that, in a spirit of collegiality, proportionality based on electoral scores is respected so that all lists representing staff can have access to committees that are important to them.
A way of ensuring this representativeness is included in a method known as the d’Hondt method for the allocation of seats, according to the number of votes obtained.

WE hopes that the majority will follow up on its proposal, which respects the voter and works towards an ideal of democracy by ensuring the correct representation of the minority, in this case almost half of the staff. This would facilitate the collaboration of all the lists chosen by staff who prefer to see their elected representatives cooperate rather than tear each other apart.

November 10 will be a key date.

6 Nov 2020

Les élections du Comité du personnel ont eu lieu en février dernier.

Depuis, la pandémie COVID est passée par là, des élections ont eu lieu pour attribuer la Présidence et depuis septembre, un nouveau Comité est en place. La Présidence en place dispose d’une courte majorité (15 voix contre 14). Cela n’augure pas forcément d’un exercice facile pour la législature à venir. La Présidence a donc besoin de mettre en place des procédures pour renforcer la capacité d’agir de ce nouveau Comité et lui permettre de fonctionner en permettant à toutes les composantes du personnel, qu’elles soient dans la majorité ou non, de s’exprimer et d’œuvrer dans l’intérêt de tout le personnel.

Le Comité doit désigner le 10 novembre prochain ses mandants dans les différents comités paritaires (Comité de promotion, pour l’égalité et la diversité, contre le harcèlement) et élire ses représentants
au sein des délégations : 188 sièges sont à attribuer, par votation.

Le premier soin de cette Présidence devrait être de poser un acte fort : respecter la voix de l’électeur, et respecter sa minorité. Toutes les listes devraient avoir un nombre de places dans les comités correspondant à leur poids électoral respectif. Il faudra aussi trouver une méthode qui permette une juste répartition des mandats entre toutes les listes mais aussi pour éviter de n’attribuer les sièges de titulaires et les comités les plus importants qu’aux seuls représentants de la majorité, ce qui priverait les autres listes d’une représentation équitable.

D’ailleurs, le Parlement européen s’applique ces deux principes : proportionnalité et représentativité dite « juste » pour sa constitution et pour la composition de ses commissions.

U4U a proposé au nouveau Comité de veiller à respecter, dans un esprit de collégialité, la proportionnalité en fonction des scores électoraux de manière à ce que toutes les composantes du personnel puissent avoir accès à des comités qui leur importent.
Une manière de garantir cette représentativité est inscrite dans une méthode connue sous le nom de méthode d’Hondt pour l’attribution des sièges, par tirage en fonction du nombre de voix obtenues.

NOUS espérons que la majorité donnera suite à sa proposition, qui respecte l’électeur et œuvre à un idéal de démocratie en veillant à la correcte représentation de la minorité, en l’occurrence, de près de la moitié du personnel.
Cela permettrait de favoriser une collaboration de toutes les listes choisies par le personnel qui préfèrent voir ses élus coopérer plutôt que se déchirer.
Le 10 novembre sera un rendez-vous clé.

ETHOS-EUROPE - PLURALIST - U4U - UNION SYNDICALE LUXEMBOURG - UNION SYNDICALE PARLEMENT EUROPEEN

Le Parlement européen n’a pas vraiment l’habitude de dialoguer

EN version herebelow

Ni avec la représentation du personnel, ni avec les organisations syndicales, et cela est révélé encore une fois pendant la crise que nous traversons. Voyez plutôt 2 exemples ci-après, celui du télétravail et des interprètes de conférence.

Parlement européen : télétravail : les propositions inadmissibles de l’administration

Dans le cadre du confinement décidé en réponse à la pandémie COVID 19, l’administration vient de prendre une série de mesures qui concernent le personnel sans même le consulter à travers ses organes de représentation.

Le 31 mars, dans une note GEDA (2020) 11843, Klaus Welle a proposé, aux personnes volontaires qui souhaitaient retourner dans leur Etat membre le temps du confinement, une mesure de télétravail à temps partiel à 75%, avec un salaire réduit à 75% et la suppression de la prime d’expatriation.

On peut questionner la limitation (unilatérale) de l’activité à 75%. En revanche, la suppression de la prime d’expatriation peut être considérée comme illégale dans les conditions actuelles car le personnel n’est pas affecté dans son Etat membre. C’est une situation exceptionnellement critique qui oblige certains collègues à rentrer chez eux. Ce n’est pas un changement d’affectation.

Dans ce même courrier, Klaus Welle indique que par analogie, cette mesure de télétravail à temps partiel s’appliquait aussi aux quelques personnes en congés quand le confinement a démarré et qui n’ont pas pu rentrer, pour diverses raisons toutes liées à un cas de force majeur.

U4U a immédiatement réagi et demandé, dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général, et dans un tract conjoint avec d’autres organisations syndicales, de revoir cette proposition et de restaurer la prime d’expatriation dans les plus brefs délais.

La prime d’expatriation est un droit fixé par le recrutement sur un lieu d’affectation donné. Dans le cas du confinement momentané, le lieu d’affectation ne change pas, pas plus qu’il ne change quand on prend ses congés (par analogie) pour passer ses vacances dans sa famille (et que l’on perçoit toujours sa prime).

Quant au nombre d’heures qu’un collègue peut prester du lieu où il est confiné, c’est à lui de le déterminer, et non à l’administration de le lui imposer, d’autant que beaucoup peuvent prester 100%.

U4U a aussi demandé que pour les collègues piégés par des mesures de confinement à l’étranger, la décision de l’administration ne s’applique pas brutalement et sans nuance, mais au cas par cas, en fonction des conditions de chacun.

Le Parlement a aussi essayé d’appliquer cette mesure aux APA (assistants parlementaires) mais plusieurs groupes politiques ont déjà fait savoir qu’ils n’en acceptaient pas le principe et ne l’appliqueraient pas. A l’heure où toutes les institutions font montre de diligence envers leur personnel confronté à une situation inédite qui n’est pas de son fait, le Parlement lui s’adresse à son personnel de manière plutôt répressive

Cette mesure de piètre économie puisqu’elle ne concerne qu’une poignée de collègues, est illégale et révèle un certain état d’esprit à l’endroit du personnel dont on espère que cette bourde sera l’ultime expression.

The European Parliament is not really used to dialogue with staff representation, nor with trade union organisations. This is revealed once again during the crisis we are going through.

European Parliament: telework: the administration's unacceptable proposals

Within the framework of the containment decided in response to the COVID 19 pandemic, the administration has just taken a series of measures that concern the staff without even consulting them through their representative bodies.

On 31 March, in a GEDA (2020) 11843 note, Klaus Welle proposed, for those volunteers who wished to return to their Member State for the time of confinement, a measure of part-time teleworking at 75%, with a salary reduced to 75% and the abolition of the expatriation allowance.

The (unilateral) limitation of activity to 75% is questionable. On the other hand, the abolition of the expatriation allowance may be considered illegal under the present conditions because staff are not assigned to their Member State. This is an exceptionally critical situation which forces some colleagues to return home. It is not a change of assignment.

In the same letter, Klaus Welle states that, by analogy, this measure of part-time teleworking also applied to the few people on leave when the confinement started and who were unable to return, for various reasons all linked to a case of force majeure.

U4U reacted immediately and requested, in an open letter to the Secretary General, and in a joint leaflet with other trade union organisations, to review this proposal and to restore the expatriation allowance immediatly.

The expatriation allowance is a right settled by a recruitment (formally a nomination) in a given place of employment (cf : annex VII, section 2, art.4) . In the case of a temporary containment, the place of employment does not change, nor does this latter change, for instance, when one takes leave to spend holidays with one's family. Suspending this allowance is illegal.

As for the number of hours that a colleague can work from the place where he or she is contained, it is up to him or her to determine that number, and not to the administration to impose it, especially when one can work 100%.

U4U also requested that for colleagues trapped by containment measures abroad, the administration's decision should not be applied brutally and without nuance, but on a case-by-case basis, depending on each person's conditions.

The Parliament has also tried to apply this measure to APAs (parliamentary assistants) but several political groups have already indicated that they do not accept the principle and will not apply it. At a time when all the institutions are showing diligence towards their staff faced with a new situation which is not of its making, Parliament is addressing its staff in a rather repressive manner.

This absurd cost-saving measure, since it affects only a handful of colleagues, reveals a certain state of mind with regard to staff, which we hope will be its ultimate expression.

European Parliament: the plight of freelance conference interpreters is a cause for concern

Pétition destinée aux Institutions européennes : Défendons les Agents Interprètes de conférence

Soutenue par le CCP Commission, les Comités du personnel Commission à Luxembourg et Bruxelles, les Organisations Syndicales et professionnelles de la Commission européenne

Les signataires de cette pétition souhaitent attirer l’attention des institutions sur la situation des « Agents Interprètes de Conférence » travaillant pour les institutions européennes.

Ces interprètes, assurent plus de 50 % de l’interprétation au sein des institutions. Ils rendent ainsi possible le multilinguisme nécessaire à l’exercice efficace des missions de l’Union européenne pour laquelle ils travaillent quasi exclusivement moyennant des contrats individuels à la journée qui garantissent leurs revenus.

Une grande majorité d’entre eux est venue vivre à Bruxelles et à Luxembourg du fait de la politique de recrutement de leur employeur afin d’être le plus disponible possible pour nos institutions.

Comme nous, leur rémunération est assujettie à l’impôt communautaire. Ils font dès lors partie, comme nous, de la structure de l’Union européenne qu’ils servent.

Pourtant, depuis l’arrivée du COVID-19 en Europe, et le ralentissement de l’activité au niveau des institutions, ces interprètes qui ont toujours fait preuve de loyauté, disponibilité et flexibilité, afin de répondre aux besoins de l’Union Européenne, subissent une perte financière qui représente entre 50% et 100% de leurs revenus. En effet leurs contrats sont annulés semaine après semaine sans véritable perspective d’amélioration avant la rentrée dans le meilleur des cas.

Leur relation contractuelle particulière avec nos institutions, fait que pour la plupart, ils ne sont pas éligibles au bénéfice d’une aide nationale.

Cette crise sans précédent appelait un geste solidaire et responsable.

Il aurait été nécessaire que les institutions européennes assurent un minimum de protection à leurs agents interprètes de conférence d’ordinaire indispensables or c’est tout le contraire qui est en train de se produire.

La DG SCIC (au niveau de la Commission et du Conseil) et la DG LINC (au niveau du Parlement européen) au mépris du dialogue social et en violation de la convention collective ont imposé leur solution non négociable : non pas une aide mais une simple avance sur contrats et encore pour un montant dérisoire, qui a suscité l’émoi et l’incompréhension. Les interprètes se sont sentis insultés.

La situation des interprètes de conférence nous concerne car elle illustre bien les défaillances de la flexibilisation de l’emploi dans nos institutions et les situations de non droit qu’elle entraîne.

Alors que les dirigeants de l’Union n’ont de cesse de promouvoir la solidarité, nous nous associons à la demande des interprètes AIC de renouer avec un dialogue social efficace et indispensable pour des solutions dignes qui protègent cette catégorie de travailleurs.

Les signataires de cette pétition réclament l’ouverture immédiate d’un véritable dialogue social en vue d’établir des conditions financières dignes et adéquates pour un collectif d’hommes et de femmes qui rendent un service indispensable pour le projet européen.

Petition to the European Institutions : Defend our Conference Interpreting Agents

Supported by the Central Commission Staff Committee (CSC), the Commission Staff Committees in Luxembourg and Brussels, and the Trade Unions and Professional Organisations (OSP) at the European Commission.

The signatories to this petition wish to alert the institutions to the situation of “Conference Interpreting Agents” working for the European Institutions.

These interpreters cover more than 50% of the interpreting needs of the institutions and make possible the multilingualism which is essential for the European union to carry out its tasks. They earn a living by working almost exclusively for the institutions on the basis of one-day contracts.

A large majority of them moved to Brussels or to Luxembourg because of the institutions’ recruitment policy so that they could be as available as possible for their employer. Just like us, they pay Community tax on their income. Just like us, therefore, they are part of the structure of the European Union that they serve.

These interpreters have always shown loyalty, a readiness to work and flexibility in meeting the European Union’s needs. However, since the arrival of COVID-19 in Europe and the slowdown of activity in the institutions, they have suffered financial losses of between 50% and 100% of their income. Their contracts have been cancelled week after week without any real prospects of an improvement in their situation until September at best.

Their particular contractual relationship with our institutions means that, for the most part,they are not eligible for national support schemes.

This unprecedented crisis calls for a gesture of solidarity; a shouldering of responsibility.

The European institutions should have provided a minimum of protection to their conference interpreting agents, who are essential in normal times. Instead, they are doing the exact opposite.

DG SCIC (for the Commission and the Council) and DG LINC (for the European Parliament), scorning social dialogue and breaking the collective agreement between the parties, have imposed their non-negotiable solution: not aid but a simple advance payment on contracts, which, to make matters worse, is for a derisory amount. This has led to upset and incomprehension. Interpreters feel insulted.

The situation facing conference interpreters is a matter for all of us since it shows the failings of labour flexibilisation in our institutions and the erosion of rights that comes with it.

At a time when the European Union’s leaders are continually putting forward the need for solidarity, we support ACI interpreters’ demand that effective social dialogue be reopened. This is essential to achieve acceptable solutions to protect this category of co-worker.

The signatories of this petition call for an immediate opening of a genuine social dialogue with a view to establishing worthy and adequate financial conditions for a group of women and men who render an essential service for the European project

17/06/2020

Pour signer cette pétition, envoyez un e-mail à: To sign this petition, send an email to :  rep-pers-osp@ec.europa.eu

Several institutions have recourse to a pool of freelance interpreters, a flexible and available workforce which must, for example, replace absent statutory interpreters at short notice. These interpreters have a special status. The majority of them have only our institutions as employers via long contracts which guarantee a minimum of services over the long term, and short contracts according to last-minute needs), and pay their taxes to the Community budget. In other words, they are not taxpayers in their Member State of origin, nor in their Member State of residence, since a large proportion of them have established themselves in Belgium or Luxembourg, where they provide services. This does not make them eligible for any unemployment or aid such as those that the Member States are putting in place for their various economic players (employees, SMEs, self-employed, etc.) affected by the crisis caused by the pandemic.

U4U has therefore written an open letter to all the Presidents of the concerned institutions as well as to MEPs and fostered an inter-union response to draw attention to the plight of these colleagues, whose short contracts have been terminated every beginning of the week since the beginning of the pandemic, and whose long contracts have been terminated recently as well. These colleagues, deprived of contracts, find themselves without resources and without the support of national aid mechanisms.

Like the Member States, our institutions in general, and Parliament in particular, must reflect on measures to enable these regular colleagues to hold on economically until work resumes. This crisis shows us how much the lack of an economic safety net for a considerable number of citizens invites us to think about new protection mechanisms.

Parlement européen : le sort préoccupant des interprètes free-lance de conférences

Plusieurs institutions ont recours à un pool d’interprètes free-lance, une main d’œuvre flexible et disponible qui doit, par exemple, remplacer au pied lever les interprètes statutaires absents. Ces interprètes ont un statut particulier. La majorité d’entre eux n’ont que nos institutions comme employeurs (via des contrats longs qui garantissent un minimum de prestations sur le long terme, et des contrats courts en fonction des besoins de dernière minute), et acquittent leurs impôts au budget communautaire. Autrement dit, ils ne sont pas contribuables dans leur état membre d’origine, ni dans leur état membre de résidence, puisqu’une grande partie s’est établie en Belgique ou au Luxembourg où ils prestent. Cela ne les rend éligible à aucun chômage ni à aucune aide comme celles que les Etats membres sont en train de mettre en place pour leurs différents acteurs économiques (salariés, PME, indépendants, etc.) touchés par la crise entraînée par la pandémie.

U4U a donc écrit une lettre ouverte à tous les présidents des institutions concernées ainsi qu’aux députés européens et a favorisé une riposte intersyndicale (voir tract intersyndical) pour attirer l’attention sur le sort de ces collègues, dont les contrats courts sont dénoncés chaque début de semaine depuis le début de la pandémie, et dont les contrats longs l’ont été récemment également. Ces collègues, privés de contrats, se retrouvent sans ressources et sans le soutien des mécanismes d’aide nationaux.

A l’instar des Etats membres, nos institutions en général et le Parlement, en particulier, doivent réfléchir à des mesures qui permettent à ces collègues réguliers de tenir économiquement jusqu’à ce que le travail reprenne son cours. Cette crise nous révèle combien l’absence de filet de sécurité économique pour un nombre considérable de citoyens invite à réfléchir à de nouveaux mécanismes de protection.

Open letter from the DELINT

Madam Director-General,

On April 4th, the Staff Interpreters' Delegation at the European Parliament (DELINT) wrote you an Open Letter concerning the cancellation of the long-term contracts of our ACI (freelance interpreters) colleagues. We expressed our solidarity with our colleagues and called "upon DG LINC to fulfill its duty of care towards ACI colleagues" and "for discussions to start immediately between ACI representatives and all EU institutions in order to ensure a fair level of support for ACI colleagues, whether they are beneficiaries of long term contracts or not, during this difficult time."

A few meetings then took place between DG LINC and DG SCIC Management on one side, and the AIIC Negotiating Delegation on the other, and we hoped that a fair measure of support would be found.

On May 26th, however, we found out with renewed consternation that DG LINC and DG SCIC had put an end to the dialogue and issued a unilateral offer, published on EpiWeb with the title "Outline of the contract-based mitigating measure for freelance interpreters elaborated by DG SCIC and DG LINC".

The 'measure' found is to grant ACI colleagues "who had at least 40 contract days for the institutions in one of the past three years" "a special type of contracts for which the payment will be made in advance while the assignment dates will be confirmed at a later stage, during the period between 1 June and 31 December 2020", amounting to a total of "three contract days for experienced freelance interpreters and four contract days for beginner freelance interpreters".

In essence, the institutions fell back to an offer which had already been rejected twice by the AIIC Negotiating Delegation, as it would only postpone, but in no way resolve the solvency problem ACI colleagues are facing: a loan of around 1300 euros paid in advance for services to be provided later. Their generosity, in fact, as one ACI colleague pointed out, amounts to only around 27 euros: the cost of the interest rate for the same loan being taken out from a bank. By way of comparison, at this particularly difficult juncture, even some of the less wealthy Member States of the European Union are putting in place support schemes for self-employed workers that are not only far more substantial in terms of funding, but also essentially constitute a one-off measure of solidarity with no strings attached. Indeed, the very next day, May 27th, Commission President Ursula von der Leyen presented to the European Parliament a recovery package of 750 billion euros to support an economy that 'leaves nobody behind'. It seems, however, that the EU institutions find it difficult to practice what they preach.

To call such an offer dismissive is only to scratch the surface of its indignity (it is ostensibly supposed to 'bridge the months of lower interpretation demand in June and July 2020', ignoring the fact that many ACI colleagues have seen their income drastically reduced since March), and it has been rightly and universally greeted with a mixture of outrage and disbelief by both ACI and staff interpreter colleagues, as the many comments on the SCICNet forum show (DG LINC, unfortunately, has not to this date considered fit to provide a public forum of expression to colleagues).

Moreover, in its communication, DG LINC announced 'If the COVID-19 crisis continues after the summer and the demand for interpretation remains low, DG LINC will consider offering freelance interpreters additional contracts for interpretation-related activities regarding new technologies, skills enhancement and training'. The official announcement of such a measure of testing 'new technologies' under the guise of solidarity towards our ACI colleagues is yet another example of circumventing both their and staff interpreters’ representatives, who have already expressed a very clear position on 'new technologies'. Indeed, there is currently no other relevant 'new technology' in the field of simultaneous interpretation than platforms such as Interactio, and it is precisely on testing 'full remote' interpretation (from home or another distant site) that the Director-General of DG LINC has kept insisting, from one language unit meeting to the next, in the last weeks. Therefore, there can be little doubt as to what is meant by 'new technologies'. These 'new technologies' are not compliant with the ISO standards for conference interpretation equipment, nor is their use regulated in any way, in terms of interpreters’ working conditions (i.e. health and safety at work, working hours etc.), confidentiality, liability etc., and DELINT, in its position sent to DG LINC management on April 30th, demanded to be involved, together with AIIC, from the earliest possible stages of planning any such testing. It appears that DG LINC Management is again choosing to ignore interpreters' representatives.

The AIIC Negotiating Delegation has already issued a protest letter denouncing the 'deliberate disregard for social dialogue' since the offer was presented as 'non-negotiable and would be presented to individual interpreters whatever their representatives may think or say'.

We again declare our full support for our ACI colleagues and the AIIC Negotiating Delegation, and call for DG LINC to immediately restore proper social dialogue and return to consultations with the AIIC Negotiating Delegation in order to find a common solution which is worthy of both the institution and the service provided by our ACI colleagues.

The Staff Interpreters' Delegation at the European Parliament (DELINT) 29 May 2020

Freelance interpreters being left behind - Letter to President Sassoli

Mr President,

We are now in the middle of the worst crisis the European Union has ever faced, and the European institutions are rightly calling for all measures to be taken so that the health crisis is not compounded by an economic crisis.

However, this is precisely what is happening to freelance interpreters who make up half of those currently going into the booth, at the risk of exposing themselves to Covid-19, in order to guarantee that plenary activity can continue in a multilingual environment as per the treaties.

Now, in the middle of a pandemic, the Directorate-General for Logistics, Interpretation and Conferences (DG LINC) of the Parliament has started cancelling contracts on a weekly yet systematic basis, invoking an article of the collective agreement applicable at the Parliament, which in ordinary circumstances has only been triggered on an exceptional basis (and with contract offers for other dates). However, this time it is being applied massively and systematically in these most extraordinary circumstances.

Ignoring social dialogue, no prior consultation was requested by DG LINC and no meeting took place prior to the unilateral decision to cancel contracts.

Instead, interpreter representatives and all other freelance interpreters were informed of this decision as it was already being implemented. DG LINC argued that they understood our situation and wanted to help but that they had no option but to assess the situation and cancel contracts on a weekly basis. They also explained that they would do their best to recruit again in the future.

However, it is clear that in the coming months, activity will be reduced to a minimum, which in effect means there will be virtually no work for freelance interpreters until at least September. Effectively, 50% of those who make multilingualism possible at the Parliament are being left behind for months.

As things stand, most would not be covered by national solidarity measures currently being envisaged in member states since these are based on national taxable income and many freelance interpreters at the Parliament work exclusively for the European Institutions and therefore pay tax on their income into the European Union budget.

Freelance interpreters have already agreed to go into the booth and to be flexible about the non-compliance of provisional arrangements with the standards that guarantee high-quality interpretation and protect our health. We want to make our contribution to Parliament’s activity.

As the Negotiating Delegation of Conference Interpreting Agents prepares to meet DG LINC in order to find a solution to the clear and present economic danger, we call on you to give DG LINC the flexibility to think out-of-the-box and to find a pragmatic form of solidarity so that we are not left behind.

EPPD - European Parliament Professional Delegation of freelance interpreters 6 April 2020
ND - Negotiating Delegation of AIIC for the EU sector
Executive Committee of AIIC - International Association of Conference Interpreters

 

See also previous actions (in 2019) ...

Pandémie Covid-19

Modification pour la durée de la pandémie des règles régissant le personnel de l'Institution:

Open letter to Mr. David Sassoli, President of the European Parliament, on Note (GEDA (2020)11843) 01/04/2020

Renew Europe : Letter to President D. Sassoli : Teleworking measures for APAs and EP staff

COVID-19 - Leave requests : exceptional measures

Covid19: Les interprètes free-lance livrés à eux-mêmes. Lettre au Président Sassoli

Lettre ouverte : situation des interprètes AIC (Auxiliaires Interprètes de Conférence)

Vidéo des interprètes AIC

Article EURACTIV : Les interprètes européens laissés pour compte face à la pandémie

LA DG SAFE EST-ELLE VRAIMENT « safe » ? IS DG SAFE REALLY SAFE?

Dialogue social et communication coordonnée au PE - Social dialogue and coordinated communication at EP

Testimony on interpretation in times of pandemic (Fev 2021)

Élus de U4U au Comité du personnel 2020-23

Carmen Ortega Montero

Hüseyin Yavas

François Denis

Résultats des élections

Campagne électorale de U4U

 

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